DTG ou AMO : par où commencer votre projet de rénovation ?

« Pourquoi un AMO, alors que nous voulons simplement un DTG ? »

C’est l’une des questions les plus fréquentes que nous recevons de la part de conseils syndicaux et de copropriétaires qui engagent une démarche de rénovation. Elle est légitime : le DTG (Diagnostic Technique Global) répond à une obligation réglementaire précise, et l’on pourrait penser qu’il suffit de contacter directement un bureau d’études pour le faire réaliser.

L’objectif n’est pourtant pas de faire réaliser plus d’études, mais de faire réaliser les bonnes études, au bon moment — pour éviter des dépenses inutiles et sécuriser les décisions futures de la copropriété. Voici pourquoi, et comment nous procédons.


Une image simple : le laboratoire et le médecin traitant

Le DTG, c’est le bilan de santé de l’immeuble. Le cabinet qui le réalise, c’est le laboratoire d’analyses : il réalise les investigations prévues par le cahier des charges qui lui est confié.
L’AMO (Assistant à Maîtrise d’Ouvrage), c’est le médecin traitant : celui qui prescrit les bonnes analyses en fonction des symptômes de l’immeuble, puis qui aide la copropriété à interpréter les résultats et à décider de la suite.

Le cabinet réalisant le DTG ne se trompe pas : il répond simplement à la prescription qui lui est confiée. Toute la différence est là.
Prenons l’exemple d’un immeuble ancien présentant des symptômes bien identifiés — une cave sujette à l’humidité, des façades fissurées — et probablement d’autres désordres qui restent à identifier. Un DTG lancé sur un cahier des charges générique risque de passer à côté des vrais sujets de l’immeuble à traiter dès le départ — et de finir dans un tiroir.

Le premier travail de l’AMO

Notre premier travail consiste à nous assurer que les études qui seront lancées répondront réellement aux besoins de la copropriété, afin que chaque euro investi dans le diagnostic soit utile aux décisions qui suivront.
Concrètement, nous démarrons par une enquête auprès des copropriétaires et des locataires pour recueillir besoins et attentes, puis par la rédaction d’un cahier des charges sur mesure, adapté au bâti et aux projets de la copropriété.

Une méthode de consultation inspirée des marchés publics

Nous avons une conviction simple : ce n’est pas seulement le choix du prestataire qui compte, mais surtout la manière de le consulter.

L’appel d’offres est adressé simultanément par le syndic, le conseil syndical et l’AMO aux cabinets qu’ils souhaitent chacun consulter. Les offres sont ensuite remises simultanément aux trois parties, afin que chacune dispose exactement des mêmes informations.

Cette méthode « ouverte », inspirée des marchés publics, garantit une parfaite impartialité et permet de comparer objectivement les contenus, les honoraires et les méthodes proposées.
Nous réalisons ensuite une analyse détaillée des offres reçues. Les prestataires qui répondent acceptent ce niveau de transparence, ce qui permet à la copropriété de comparer les offres sur des bases objectives et identiques.

Une subtilité peu connue : le risque de payer deux fois

Dans la pratique, un maître d’œuvre en phase conception préfère généralement vérifier, compléter ou reprendre les études réalisées par un autre cabinet DTG, puisqu’il engage sa propre responsabilité sur le projet. Cela conduit à refaire une partie des études du DTG, avec un coût rarement identifié puisqu’il est intégré à ses honoraires.

Notre stratégie consiste donc à consulter dès le départ les prestataires sur trois phases : une phase ferme correspondant au DTG, et deux phases optionnelles — conception, puis réalisation des travaux.

La copropriété ne contractualise dans un premier temps que le DTG, mais elle cadre dès le départ le prestataire sur un projet possible à long terme, avec une visibilité des coûts jusqu’à la réception des travaux — exactement ce qui se pratique en marchés publics : pas de surprise lors des changements de phase, et un comparatif complet dès le choix initial pour éviter les déboires.


En résumé

Le DTG est un excellent outil : encore faut-il en profiter pour qu’il réponde exactement aux attentes de la copropriété.

C’est précisément le rôle de l’AMO : définir les besoins lors de temps d’échange avec les copropriétaires, organiser une consultation transparente, et accompagner la copropriété jusqu’à la prise de décision des phases suivantes.

Vous avez un projet de DTG, de PPPT ou de rénovation à l’étude ? Contactez-nous pour un premier échange gratuit et sans engagement.

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